Le Sang, examinons cet interdit.

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Le Sang, examinons cet interdit.

Message par Admin le Ven 13 Déc 2013 - 12:37

Bonjour,

Sous l'Ancien Testament (AT) il y a beaucoup d'interdits ou de restrictions concernant la nourriture.
Grand nombre de ces interdits sont levés par la révélation de l'Esprit de Dieu depuis la venue du Messie Jésus-Christ.

Selon la trame des Écritures, au commencement et avant l'iniquité première, l'homme est végétalien, recevant de Dieu l'ordre de se nourrir de toute semence d'herbe et de fruits.
L'animal demeure strictement herbivore, sa nourriture se compose exclusivement d'herbe et l'ordre de Dieu ne lui accorde pas de se nourrir des végétaux portant de la semence et des arbres portant du fruit.
Genèse1:29 Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.
30  Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

Ce verset montre que tout végétal produisant de la semence était réservé à la nourriture de l'homme et que seul l'herbe ne produisant aucune semence était réservé à l'animal.

Par la suite vint la première faute, la bible ne décrit pas le régime alimentaire de l'homme entre le péché et le déluge de Noé mais révèle que la notion « d'animaux purs » et « d'animaux qui ne sont pas purs » était déjà introduite. Gen.7:2 (*)Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les
animaux purs
, le mâle et sa femelle ; une paire des
animaux qui ne sont pas purs
, le mâle et sa femelle.

Concernant la consommation de la chair animale, l'autorisation par l'Éternel Dieu est accordée dans le « nouveau monde » qui est la période post diluvienne, par ces paroles : Gen.9:3  Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. 4  Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang.

Ensuite à l'époque de Moïse, l'Israélite mangeait des animaux déclarés purs en le vidant de son sang.
Ce principe est resté lié aux Juifs jusqu'à ce jour et est respecté dans la tradition des anciens.
D'où les aliments estampillés «Cachère (*)» par le Judaïsme.


Le langage biblique est rempli d'allégories, de paraboles, de préfigurations.
Dans ces interdits concernant la chair, on retrouvera aussi une allégorie, tout comme dans le verset qui dit « tu m'emmuselleras pas le bœuf quand il foule au grain ». 1 Cor.9 (*)9 Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras
point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en
peine des bœufs, 10 ou parle-t-il uniquement à cause
de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que
celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui
qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.

Paul montre par la révélation de l'Esprit qu'au delà de la lettre, Dieu ne se préoccupait pas de bœufs mais bien des hommes.

En effet, Dieu dans sa prescience et depuis les temps anciens faisait mention du salut pour tous les hommes.
♦ Les animaux purs ont symbolisé les Israélites ou Israël selon la chair, c'est à dire les descendants d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et des douze tribus.
♦ Les animaux impurs ont symbolisé les Nations, les autres hommes en dehors d'Israël.

Sous l'Ancienne Alliance, seul Israël selon la chair était vu en peuple élu de Dieu « le peuple saint », à cause de la Foi d'Abraham, et les Nations Eph.2 (*)11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair,
appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et
qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-
vous 12  que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés
du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la
promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.
étaient vues comme «le peuple profane », les étrangers, les païens, les goïms.

De sorte que, suite à la venue du Messie Jésus-Christ et à la bénédiction qui a découlé de son ministère, le Saint-Esprit révéla à l'apôtre Pierre, la profondeur du mystère de l'Amour de Dieu envers tous les hommes en lui intimant en vision, de tuer et de manger de tous les animaux, des purs comme des impurs, ce qui s'interprète dans l'Esprit de la façon suivante :
Tous les hommes sont appelés au salut qu'ils soient d'Israël ou des Nations. Dieu ne fait acception de personne et appelle tous les hommes à la repentance et à la connaissance de la vérité.
Révélation par la vision des animaux (*):
Actes 10:1 Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne.
2  Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement.
3  Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit : Corneille !
4  Les regards fixés sur lui, et saisi d’effroi, il répondit : Qu’est-ce, Seigneur ? Et l’ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu.
5  Envoie maintenant des hommes à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ;
6  il est logé chez un certain Simon, corroyeur, dont la maison est près de la mer.
7  Dès que l’ange qui lui avait parlé fut parti, Corneille appela deux de ses serviteurs, et un soldat pieux d’entre ceux qui étaient attachés à sa personne ;
8  et, après leur avoir tout raconté, il les envoya à Joppé.
9 Le lendemain, comme ils étaient en route, et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier.
10  Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase.
11  Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre,
12  et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel.
13  Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange.
14  Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur.
15  Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé.
16  Cela arriva jusqu’à trois fois ; et aussitôt après, l’objet fut retiré dans le ciel.

17  Tandis que Pierre ne savait en lui-même que penser du sens de la vision qu’il avait eue, voici, les hommes envoyés par Corneille, s’étant informés de la maison de Simon, se présentèrent à la porte,
18  et demandèrent à haute voix si c’était là que logeait Simon, surnommé Pierre.
19 Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l’Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ;
20  lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés.
21  Pierre donc descendit, et il dit à ces hommes : Voici, je suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ?
22  Ils répondirent : Corneille, centenier, homme juste et craignant Dieu, et de qui toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été divinement averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d’entendre tes paroles.
23  Pierre donc les fit entrer, et les logea. Le lendemain, il se leva, et partit avec eux. Quelques-uns des frères de Joppé l’accompagnèrent.
24  Ils arrivèrent à Césarée le jour suivant. Corneille les attendait, et avait invité ses parents et ses amis intimes.
25  Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna.
26  Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme.
27  Et conversant avec lui, il entra, et trouva beaucoup de personnes réunies.
28  Vous savez, leur dit-il, qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur.
29  C’est pourquoi je n’ai pas eu d’objection à venir, puisque vous m’avez appelé ; je vous demande donc pour quel motif vous m’avez envoyé chercher.
30  Corneille dit : Il y a quatre jours, à cette heure-ci, je priais dans ma maison à la neuvième heure ; et voici, un homme vêtu d’un habit éclatant se présenta devant moi,
31  et dit : Corneille, ta prière a été exaucée, et Dieu s’est souvenu de tes aumônes.
32  Envoie donc à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé dans la maison de Simon, corroyeur, près de la mer.
33  Aussitôt j’ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Maintenant donc nous sommes tous devant Dieu, pour entendre tout ce que le Seigneur t’a ordonné de nous dire.
34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes,
35  mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable.
36  Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous.
37  Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ;
38  vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui.
39  Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois.
40  Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût,
41  non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts.
42  Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts.
43  Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.
44 Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.
45  Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens.
46  Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit:
47  Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ?
48  Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d’eux.
► De là on se rends rapidement compte que l'interdit charnel était lié à une prescription spirituelle non accomplie en l'occurrence ici, l'interdit concernant la consommation des viandes dites impures subsistait tant que le salut n'était pas offert aux Nations
Dans l'interprétation, cela se traduit ainsi :
• « On ne mange pas de l'animal impur car le salut n'est pas offert aux païens.»
• « On mange de l'animal pur car le salut est offert uniquement aux Juifs.»

Dans cette allégorie, on interprète deux choses :
♦ Ne pas manger de l'animal signifie que le salut n'est pas accordé, manger de l'animal signifie que le salut est accordé.
♦ Le saint c'est le pur et le profane c'est l'impur, de sorte que l'animal pur a symbolisé Israël selon la chair savoir le peuple saint et l'animal impur a symbolisé les Nations  savoir les peuples impies.


Sous la Nouvelle Alliance et dans le Nouveau Testament(NT), l'interdit concernant le sang a été maintenu par les apôtres de Jésus-Christ envers les païens se convertissant à Christ. Ils vont aussi introduire l'interdiction de manger des viandes sacrifiées aux idoles et les animaux étouffés.
Pendant cette période, le judaïsant converti à Christ continue à observer sa tradition et certains sont encore profondément accrochés à la Loi de Moïse.
L'apôtre Paul a mené un véritable combat spirituel contre les Juifs attachés au Judaïsme qui voulaient forcer les convertis à Christ (païens et juifs) à observer ou à retourner aux principes élémentaires de la Loi Mosaïque.
L'épitre de Paul aux Galates démontre cette problématique au sein de l'Église durant cette période.
L'interdiction de manger de l'animal étouffé peut se comprendre par le fait que le sang de celui ci n'a pas été versé.
Les écrits disent :
Ac 15:19  C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu,20  mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang.
...Ac 15:29  savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu.
Ac 21:25  A l’égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu’ils eussent à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité.

Quoi que ces prescriptions soient établies par les apôtres sous l'inspiration de l'Esprit, nous devons saisir que ces dispositions particulières concernant les aliments étaient en grande partie données afin de calmer l'ardeur de certains Juifs qui voulaient que les païens observent la Loi mosaïque.
Concernant l'impudicité le mot grec est «porneia», ce mot est dans une traduction approximative en français car ce terme spécifie l'alliance (illicite) de celui qui est du peuple saint avec celui qui appartient au monde, c'est particulièrement le cas du mariage d'un croyant qui va chercher un conjoint incroyant.

Il convient de saisir que ces conseils relatifs aux aliments sont donnés alors que les consciences sont encore imbibées de l'influence de la Loi, de la pensée légaliste, de la pression exercée par certains Juifs qui voulait à tout prix renverser la liberté de la Foi des premiers chrétiens.
En effet, quelques années plus tard, Paul l'un des plus fervents apôtres du Seigneur Jésus-Christ et des plus éclairés, révèle par l'Esprit que l'on peut manger de tout, y compris des viandes sacrifiés aux idoles sauf si l'Amour est en jeu.
Mangez de tout... !:
1 Cor.10:23 Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas.
24  Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.
25  Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ;
26  car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme.
27  Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience.
28  Mais si quelqu’un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice ! n’en mangez pas, à cause de celui qui a donné l’avertissement, et à cause de la conscience.
29  Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l’autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
30  Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d’une chose dont je rends grâces ?
31  Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.
32  Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,
33  de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

On observe que les premiers apôtres tranchent par l'interdit concernant les viandes sacrifiées aux idoles et les animaux étouffés dans un premier temps, mais que l'apôtre Paul tranche par l'Amour en levant le voile par la révélation, libérant les consciences avec la Sagesse.
Ce qui démontre que la révélation de l'Esprit de Dieu affranchit les consciences de la servitude et de l'obscurantisme, notamment ici celui du : « ne mange pas, ne touche pas, ne goute pas !... » selon qu'il est écrit : Vous connaitrez la vérité et la vérité vous affranchira ! Jn 8:32 (*)vous connaîtrez la vérité,
et la vérité vous affranchira.
 

Tel il fut des animaux purs et impurs, tel il fut du sang.
Poursuivons dans cette même pensée.
Nous avons reconnu que « tant que le salut n'était pas accordé aux païens, tant que subsistait l'interdit sur l'animal impur. » et que par conséquent l'interdit charnel était lié à une prescription spirituelle non encore accomplie.
De même, concernant le sang, l'interdit d'en consommer devait subsister jusqu'à une période d'accomplissement d'une ordonnance spirituelle.

La question est de savoir aujourd'hui si cette prescription spirituelle est accomplie et comment ?

C'est ainsi que l'Esprit nous mène à considérer le mystère de la croix et nous y découvrons la réalité de la mort de Jésus-Christ.
Le livre de l'Apocalypse dit que Jésus-Christ est l'Agneau qui a été immolé.
Or selon la Loi Mosaïque, c'est par l'âme (qui est dans le sang) que le sang fait l'expiation des péchés et c'est cette même Loi qui interdisait de consommer le sang.
A la croix, l'écriture dit que Jésus rendit l'esprit et que suite à sa mort, son côté fut percé et il y coula du sang et de l'eau.
Jean19:30  Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.
31 Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, — les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât.
32  Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui.
33  S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ;
34  mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.
35  Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.


Ce sang coule afin que l'Écriture soit accomplie et que soient réunies de façon excellente et parfaite l'ensemble des conditions spirituelles pour le rachat des hommes en libérant tout homme de l'emprise du Péché, de la Mort et de la condamnation de la Loi.
L'écriture confirme par ces versets :
• Eph 2:13  Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.
• Col 1:20  il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.


Donc l'accomplissement est réalisé et cela s'est manifesté par la mort de Jésus à Golgotha.
Nous pouvons dire avec certitude :
Si le sang de Jésus n'a pas été donné donc l'interdit subsiste mais si le sang de Christ est donné donc l'interdit est levé ! ... Or, le sang de Christ a bien été donné et cela depuis la Croix !
► De ce fait chacun est libre selon cet accomplissement en Christ de consommer aussi le sang.
De sorte qu'aujourd'hui, ce n'est nullement une transgression pour un chrétien de ne point manger selon un rite cachère, ou de manger d'un animal étouffé. Le sang en lui même devient un simple aliment à vocation nutritive.


Ce que j'écris donc est de conviction, personne n'est obligé, car tout ce qui n'est pas le fruit d'une conviction est péché , selon Ro 14:23  Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.
De plus, ce n'est pas un aliment qui nous rapprochera ou nous éloignera de Dieu.
Cependant ce qui est écrit l'est pour l'affranchissement des consciences. Certains saisiront, d'autres pas.


En poursuivant un peu sur cette réflexion, comprenons qu'il serait inintelligent de penser qu'en mangeant le sang, on mangerait une âme à cause du verset de l'AT qui dit que l'âme est le sang ! Ge 9:4 (*)Seulement, vous ne mangerez point de
chair avec son âme, avec son sang.
 

La révélation du NT par l'Esprit de Dieu montre que l'âme est immatérielle, elle réside dans le sang, mais n'est pas le sang. Le sang est comme « la demeure terrestre » (maison) de l'âme.
Il est de tradition chez les peuples cannibales et autres anthropophages de croire qu'en se nourrissant de la chair et les os de leurs ennemis humains, ils mangeaient aussi leur force, leur puissance et héritaient de leur savoir.
Allons au delà de ces croyances rudimentaires car l'Évangile du Christ qui est la source de la Vérité nous dévoile que l'âme n'est pas le sang mais est DANS le sang.
De plus le livre de la Genèse nous dit que «l'homme devint une âme vivante», il est évident que l'homme qui est un être pensant par son âme n'est pas qu'une masse de sang.

Soyons spirituels, n'étant pas liés par le : « Ne touche pas, ne goute pas, ne mange pas !... et les choses semblables. »
Car si tel est le cas de ne pas manger du sang...même la viande où le sang a été versé contient des résidus de sang !
Il est bien impossible d'enlever 100% de sang dans l'animal...et c'est bien pourquoi le rite cachère existe afin de vider autant que possible la chair de son sang en vue de manger en conscience pure selon le Judaïsme.
Cependant expurger tout le sang de la chair est chose quasi impossible et par conséquent l'on mange de cette chair contenant toujours le sang...C'est évident !

Pourquoi la conscience de celui qui a confiance au rite cachère lui dit qu'il serait pur et sans péché en consommant la viande selon cette pratique ?
Parce qu'il suit une ordonnance en obéissance à la Loi et de ce fait sa conscience ne le condamne point en péché ! Il dit en lui même: «il est écrit ainsi dans la Loi, donc en faisant ainsi je ne pèche pas contre la Loi...»
Comprenons que manger cachère ce n'est pas péché devant Dieu et que ne point manger cachère n'est pas non plus péché devant Dieu, tout est question de conviction.

Cela montre combien cette doctrine de l'interdit concernant les aliments est fragile car elle repose sur des visions tirées d'un temps ou la révélation n'était pas donnée.
Cependant chacun est libre de faire ou de ne pas faire car ce n'est pas un aliment qui nous rapprochera plus de Dieu et le royaume de Dieu ne consiste pas dans le manger et le boire mais dans l'Amour, l'amitié fraternelle, la piété, l'espérance, la foi, le support et les choses semblables.
Cependant l'écrire est une lumière.


En approfondissant encore le sujet, l'écriture exprime que lors du repas du Seigneur, celui qui boit de la coupe PARTICIPE au SANG de Christ.
Il est en communion au sang de Christ et par la symbolique, il « boit du sang de Christ » !
Le sang de Christ un breuvage (*):
• Jn 6:54  Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. 55  Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 56  Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.
•1Co 10:16  La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ?
Si par la Foi et en esprit, on « boit de ce sang », est ce donc une grosse affaire que de consommer physiquement le sang ?
Cela n'a pour moi aucun bon sens chez un chrétien aujourd'hui de dire « j'ai la foi, en esprit je bois la coupe en communion au sang de Christ mais je ne peux pas manger le sang animal, c'est interdit ! ».
Où se situe la réalité de ce chrétien si elle n'est même pas manifeste dans la Foi vis à vis des choses physique ?
Car si on a la Foi pour « participer et boire à un sang spirituel » pourquoi se donner un interdit de manger du sang physique vu que le spirituel est plus grand que le physique ?
Et si je dis que je ne peux pas manger le sang en quelque part, n'est ce pas confesser que le sang de Christ n'a pas été répandu et qu'il n'a pas été donné ?

Cela reste mon avis et ma conviction sur cet interdit concernant le sang et si la révélation est portée, c'est simplement afin d'éviter le jugement selon qu'il est écrit :Romains 14:3  Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. et aussi afin de laisser une trace en vue de libérer les consciences.

Ceci est aussi vrai : «la lettre tue mais l'Esprit vivifie...»
2Co 3:18  Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Marchons donc en qualité d'hommes faits !


Bien à vous tous.

_________________
1Co 8:6  néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
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